De Passages en Impasses

14.12.11

Pente glissante. J'ai pourtant l'impression d'être en montée, plus je cramponne, plus je redescends. Un peu perdu au milieu de la neige, le brouillard, le froid. J'ai l'impression d'être à la fois un monstre, à la fois une guerrière, à la fois une victime, à la fois une ombre. Des fois j'ai l'impression d'etre hyperactive, tout en insultant ma passivité. Des fois j'ai l'impression d'agir, alors que je cautionne les angoisses des autres. Parfois je fais un pas en avant, en ayant l'impression de la chute libre. Alors je me raccroche à la seule chose qui peut combler ce vide intersidéral dans lequel moi s'affronte à moi, je cours. J'accumule, je rempli, je rempli, jusqu'à craquer le sac. Et plus je remplirai, parait-il, plus je serai quelqu'un. En fait, je m'oubli dans cette freneisie de remplissage. Ca me permet juste de ne pas "être" en l'absence de substitut, en l'absence de tout et rien. Ca me permet de ne pas me confronter à moi, seule, sans artifice. Parce ce "moi" seul sans artifice, me fait peur. Et n'a pas de valeur. Alors je cours. Après un perfecitonnisme inatteignable, histoire de ne jamais m'arrêter de courir. Etre dans le Faire empêche d'être dans le Etre. On n'est pas ce qu'on fait, mais on fait surement pour oublier d'être. En tout cas moi c'est ce qui occupe mon quotidien. La minute près est comptée, la seconde perdue et une perte d'un bout de moi. Je vie le temps comme une intégrité physique qui se désintègre si je ne l'utilise pas. C'est moi le temps, c'est ma vie, c'est mon corps. Si je l'utilise à flanner, alors je meurs à petit feu. C'est bien triste...

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05.11.11

Help

Ouvrir un passage, vite. J'étouffe de l'intérieur.... De l'air, DE L'AIR !! Ouvrir un passage.....

Je grandi à l'intérieur de tes poumons, de tes tripes, depuis un mois: je hante tes rêves, pour en faire des tourbillons de folies dont tu ne sors jamais. Je fais jaillir du sang, de la drogue et des filles de tes entrailles, je les fais valser d'un mouvement de doigt,  qu'ils te sautent à la gorge. Et vlan, voilà un beau scenario. Un Halloween chaque nuit, rien que pour toi. Tu fonds de douleur, comme une poupée de cire trop insignifiante et trop stupide, elle essaie d’éteindre l’incendie. Quelle conne. Incendie qui brûle dans ton estomac, qui brûle ta volonté et qui brûle ta santé. Alors tu fonds.
Je hante ton corps depuis un mois, pour essayer de trouver une sortie, une brèche. Je joue à saute-mouton avec tes nerfs, te torturer de l'intérieur: craque... craque! CRAQUE j'ai dit. Et tu craques, parce que JE l'ai décidé. Parce que tu ne me laisses pas le choix. Alors je prends de la forme, de l'ampleur, et je t'étouffe toujours plus de t'intérieur. Tu m'évacues de la manière que tu "peux"... mais vu que tu es une incapable, je reste. Alors je continue. Tu pleures, tu geins. Et moi je hurle de rire. Tu hurles de douleur quand j'essors de mes propres mains tes nerfs. Tes pauvres petits nerfs épelés par mes propres soins.
Alors que tu étouffes de l'intérieur, alors que je te tues à petit feu, tu essayes, une dernière fois. Alors que l’incendie à bientôt tout emporté, que la fumée t’empêche même de voir, tu tentes.
Tu rouvres ta trousse et ton courage pour te planter encore. Te planter de solution surtout. Et la douleur n'est même plus assez forte pour te soulager, tu étouffes toujours. L'air ne passe pas. Cette fois, c’est l'absence de souffrance, et c'est ça qui t'effraie le plus. Il est où le mal? Pourquoi il sort pas putain? Ta peau est complètement refaite de traits gonflés et gorgés de sang. Tandis que moi, je parcours toujours le chemin de la liberté, en te coupant tout doucement de la réalité. En jouant avec tes tripes, je donne quelques coups de pieds, par ci par là, et bientôt, quand tout aura brûlé, j’irai torturer ton esprit, qui n’aura plus de corps pour se défendre. Bientôt, il n'y aura que toi... et moi. Là, on pourra s’expliquer.

Je voudrais m'éliminer et même me réduire en cendre. Chut...

 

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13.09.11

Holé Hola

Encore et toujours, je me rebranche à ce spectre flottant qu'est ce blog. Je me remets en boule contre mon clavier, je me roule contre les touches en pleurnichant et crache mes émotions à flot. J'en ai gros sur la patate, un non dit qui grossi de jour en jour. Ou plusieurs non dits, qui parasitent mon quotidien. Et ce manque de confiance qui me grignotte comme je me bouffe les doigts. Il me fait peur, tellement peur. Tous les scenarios se déroulent dans ma tête comme des petits courts métrages dramatiques. Juste des moyens en plus pour atteindre c'est jouissance malsaine. La douleur, la souffrance. J'suis maso ? J'suis juste une hystérique en recheche de la parfaite insatisfaction et j'y arrive plutôt bien. Tout gâcher tout le temps. Ne pas assumer de tout gâcher. Et par dessus tout, me taire. Je ferme ma gueule. Et je garde ma place privilégiée, celle qui me va comme un gant. La victime

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15.07.11

C'est marrant comme on peut changer d'un moment à l'autre... ou alors c'est marrant comme je suis incapable d'avoir un minimum de constance... constance... je hais ce prénom, mais ça. Autre histoire. Parce que, voilà. Dans "Manon" y a pas de "c", y a pas de "s", ni de "e" et ni de "t". Et c'est très frustrant de se dire que tu aimes, ou as aimé, toutes ces lettres que je n'ai pas. Parce que Constance.

Parce que je ne sais pas, parce que j'ai peur.

Mais bref, je voulais pas m'embarquer dans cette explication plus que tordue. Simplement je voulais déglacer un peu tous ces articles, réchauffer ce blog paralysé de douleur. 

Et j'ai commencé par ça. Buridan, ou l'âne qui est mort de ne pas avoir su faire un choix. C'est moi. Tout comme ce sera également moi lorsque je te dirai : aujourd'hui je ne t'aime plus. Mais que demain je ne sais pas de quoi mon coeur me parlera. Imagé, bien sûr.

...

 Juste, c'est incroyable.

C'est incroyable comme la douleur, le manque, la souffrance sont plus simples et plus joliements tristes à décrire, écrire, ré-écrire, imager et ré-imaginer que l'amour.

Alors je me tais, au lieu de tourner autour du pot depuis une heure. Je suis indescriptiblement amoureuse

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13.06.11

noir et blanc

Fiouf. De l'air, de la liberté, des ailes et des airs desertiques en fait. J'ai voulu respirer, je respire. J'ai voulu dormir, je dors, j'ai voulu faire ce que je veux quand je le veux, et c'est ce que je fais. C'est génial d'être seule et indépendante, manger, boire, se saouler quand on veut. Mais putain de chienne de solitude, elle est viscieuse et perfide. Elle fait beaucoup de mal au coeur, beaucoup à l'amour aussi. Elle la pousse du coude en lui disant "Hé dégage, j'prend ta place, ta eu ton temps pour t'amuser, maintenant je reviens !" Ouai, et bah même si c'est génial de couper toutes ces tentacules paralysantes de l'amour, c'est tellement triste. Et puis y 'en a un autre qui s'incruste aussi, tout petit tout mignon, qui fait souvent du bien quand il arrive. Le manque. On le caresse douloureusement au début, et on se frotte les mains à l'image de son départ et du retour de l'amour. Mais quand il commence a poser ses bagages, se préparer un bain et un lit douillé, mon Dieu comme c'est doublement triste. Alors la solitude, le manque, ils sont perfides. Ils ont remplacé ce pauvre amour qui s'en va en peine, baluchon sur le dos, rempli d'instantanés souvenirs. Au fil de sa route, il se décompose, perds un bras, un pied, et fini par tomber, mourrant au sol. On avait pas prévu son départ, ce sera une mort sans tombe, sans incinération, sans enterrement. Juste une décomposition de cette chose, si belle au départ, le fruit de deux êtres qui s'aiment, et qui en fait, se décolore vite, s'amaigrit, et se retoruve là, sur la terre, gisant comme un clébard abandonné. On en vient même a regretter ses tentacules paralysantes, cette grosse pieuvre avide d'affection, n'est plus que poulpe sans vie.

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21.04.11

Nouveau message

Bonjour, nous ne vous rejoindrons finalement pas ce soir. Ni un autre soir non plus.

Nous avons le regret de vous informer que nous allons pouvoir désormais nous passer de vous. Vous n'avez plus d'utilité ni d'intérêt pour nous. Merci d'avoir passer ses 5 derniers mois en notre compagnie, maintenant, trouvez autre chose car votre présence est de trop, ou simplement inutile.

Bien cordialement, en vous souhaitant bon courage pour continuer a vivre seule,

 

Bonne continuation

Posté par mout mout à 19:29 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

Encore ce froid. Après un bain de soleil et d'amour, je suis glacée. Les orteils gelés, le coeur à l'arrêt. J'attends. Comme en proie à un grand mal, je me fige. Je ne bouge plus et pleure à l'avance de ce qu'il peut nous tomber sur la tête. Le pire imaginé, j'ai peur. Ca sonne comme une fin. Comme un train qui passe et qui nous emporte loin de nous, après deux trois cris, deux trois insultes, un million de réconciliations. Ca ne s'arrêtera pas là. J'ai une boule au ventre, parce que j'ai changé. Je ne me sens plus capable d'accepter, plus capable d'oublier. Juste une bombe à retardement, prete à exploser. Mais c'est pourtant la dernière chose que je veux. Patience perdue, j'aimerais la retrouver comme on retrouve ses clés là où on les a tant cherchées. Juste un petit oubli de rien du tout. Tête en l'air et coeur à terre, j'sais plus où regarder et que penser.

Il faut que je me rappelle. C'était jamais arrivé. Et peut être que ça n'arrivera plus jamais ? J'ai la chance d'avoir connu une explosion de bonheur dans ma poitrine, comme jamais. Je ne gacherais pas tout. Du moins je l'espère.

 

J'aimerais lui dire aussi. Mais comment ? Il ne comprendrait pas, pas plus que tout ceux à qui j'ai essayé d'expliquer... il ne me croirait pas. Comment expliquer à celui qu'on aime, qu'on a jamais été qu'un tuyau animée de pulsions mortelles. Non, mauvais idée.

Posté par mout mout à 10:01 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

18.01.11

"Le normal et le pathologique "

Plongée dans l'attente la plus glaciale, je revis ces souvenirs douloureux, où distance et manque sont comme sangsues dans mes veines. Retour à la solitude la plus profonde, "et terriblement seule de m'en soucier". Frigorifiée, mortifiée. Glacée au goût d'un chocolat recraché, vomis et lamentablement noyé au fond des chiottes. C'pas ma faute, ça me hante toujours. Toujours et à chaque fois que mon ventre se troue de ce manque. De ce trou béant qui remplace mon nombril et qui n'a jamais que fait peur. Fait peur parce que toujours aussi noir. Et profond, et tellement profond. Profond de manque, et noir de souffrance. Et la bouffe le remplacera, Remplacera le rêve qui aurait pu peut être s'y loger. On appelle ça niaisement l'amour je crois. Parce qu'un énorme baril d'amour aurait pu s'y sentir à l'aise dans ce ravin plus que luxueux.
Alors puisque rien à disposition, ce sera ça. Tu comprend, espèce de grosse conne

Tu me manques, d'un manque effrayant et terriblement pathologique

J'en ai juste marre de me retrouver dans ces putains de situations obsessionnelles insupportables.

Comment faire le deuil d'une chose qui n'a jamais existé, et qui ne nous a jamais été donnée. Une chose imaginée et adorée. Parce qu'à un moment, il est temps de prendre conscience qu'elle n'existe pas et n'existera jamais.

Alors le manque irrationnel de cette chose imaginaire s'accrochera a vos tripes et là, je peux vous dire une chose... soyez sur qu'il sera mieux pour vous de trouver une putain de quantité de morphine, plutôt qu'essayer de domestiquer le mal qui vous ronge.

Parce qu'il vous rongera dans tous les cas, et ce, jusqu'à la moelle de vos os pourris.

Mélancolie, marrant non ?

Posté par mout mout à 18:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

15.01.11

En boule, j'écoute ce qui se passe au creux de ma poitrine. Frissonnements de dégoût, d'amertume qui me traversent l'épiderme. J'ai le tournis, le mal de mer. La vie joue à m'agripper les méninges de ses ongles en lames de rasoir.

Parce qu'en travers de la gorge, y a un truc qui passe pas.

J'ai le coeur lourd et les émotions qui pèsent sur le reste de mes tripes.
Minimisation de mouvements.

Je me cristallise dans les bras de ce mal être qui m'enserre contre lui. Tout devient un rien irréalisable. Je pleure mon erreur. Et la tienne, et les tiennes.

Enflure.
Je te déteste, je déteste ce que je deviens avec toi. Je déteste ce que tu te fais subir. Je meurs loin de toi et j'aimerais que tu viennes me chercher. Que tu viennes me redonner vie. Que tu viennes m'aider à me relever, à combattre tout ce qui joue à m'éteindre en ce moment. Je voudrais, oui, que tu te combattes. Je voudrais que tu sois là pour moi, et que tu sois là pour toi. Je voudrais que tu te combattes. Je voudrais que tu aies la volonté d'arrêter ces enfantillages et d'avancer. Mais pas pour moi. Avancer pour que tu deviennes quelqu'un dont tu seras fier. Je voudrais que tu aies la volonté, pour toi, d'être simplement toi, sans artifice, sans état second, derrière lesquels tu te caches si facilement

Je voudrais que tu te réveilles


Posté par mout mout à 15:03 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

01.12.10

Frissons.. le froid, l'envie. J'ai pas encore récupéré de tous ces derniers temps de débauche. Je continue, parce que c'est mieux. Parce que c'est plus vivant. J'attends surtout, qu'il se passe quelque chose. Je sais même ps comment décrire tout ça. Comment décrire comme mon corps est amoureux, ma tête un peu moins. Parce que, mes neurones sont trop occupées à combattre le mal en ce moment je pense. Waaahou.. pulsions dans la poitrine qui me font fondre de peur, l'adrénaline montant des cheveux aux orteils et opressant mes poumons et tout ce qui me serre, à respirer. Je plonge, j'y vais.

Posté par mout mout à 18:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]